Un endroit si paisible - Simone Dolbec
Simone Dolbec

Étudiante en technique équestre, je suis aussi une véritable fan de la mode et des petits pots de crème. Je jongle entre écuries et bars branchés: oui ce drôle de duo…c’est moi! J’adore les week-ends à la campagne et les semaines en mouvement dans le Vieux Montréal pour les 5 à 7. Vous désirez découvrir ce drôle de mode de vie, suivez-moi dès maintenant sur mon blogue!

Un endroit si paisible

Un endroit si paisible - Simone Dolbec

J’avais envie de créer un espace aquatique. Un de mes voisins avait demandé à un paysagiste de lui créer une pièce d’eau avec une fontaine. Sur sa terrasse, deux bancs en bois et une table assortie avaient été installés. J’adorais aussi ce magnifique objet exposé près de la porte et qui venait d’une des galeries d'art Montréal que lui et sa femme avaient l’habitude de visiter. Sa maison était un rectangle de verre et de bois dont l’architecture était résolument moderne. Un circuit se déversait dans trois pièces d’eau ; des nénuphars flottaient dans deux de ces bassins, des carex dressaient leurs tiges dans le troisième. Un aucuba et un gunnera profitaient de l’ombre de la maison et décoraient le tour des pièces d’eau. La présence si reposante de l’eau m’avait conquis.

Je pris des renseignements sur les différents paysagistes qui proposaient ce type d’installation. À ma grande surprise, plusieurs avaient le matériel et l’expérience nécessaires pour réaliser mon projet.  J’avais une idée bien particulière de ce que devait être ma pièce d’eau. Un grand bassin bordé de pierres et de végétation serait surmonté par un pont de bois. Dans l’eau, des carpes japonaises achèveraient ce charmant décor. Après avoir vu de nombreux artisans, mon attention fut retenue par l’un d’eux. Il me dessina le plan de la future réalisation. C’était précis, il avait exactement cerné ce que j’imaginais.

Il me fit le détail des plantes qu’il utiliserait pour cette création. Tout d’abord, des scirpes accompagnées de sagittaires, qui, toutes les deux, demandaient à avoir les racines immergées. Des nénuphars blanc et rose flotteraient ; ils seraient mis dans des paniers à enlever l’hiver pour que les plantes ne gèlent pas. Une rocaille entourerait le bassin principal. Il me suggéra d’en ajouter un autre pour profiter du bruit d’une cascade. Je jugeais l’idée excellente. Il m’expliqua que la mare attirerait des oiseaux, des insectes, des grenouilles et des crapauds. Toute cette faune contribuerait à l’équilibre écologique du bassin. Nous avons commencé les travaux une semaine après.

Plus le temps passait, plus je voyais apparaître dans la réalité le projet jeté sur le papier. Lorsque tout fut fini, deux mois après, j’invitais mes amis qui m’avaient inspiré mon projet. Ils étaient impatients de voir à quoi cela ressemblait. Quand ils entrèrent dans le jardin, la beauté de ce nouvel espace fut complimentée par tous. Pendant la soirée, je m’isolais à un moment, juste pour voir le reflet de la lune dans l’eau. C’était si beau.