Souvenirs d'école - Simone Dolbec
Simone Dolbec

Étudiante en technique équestre, je suis aussi une véritable fan de la mode et des petits pots de crème. Je jongle entre écuries et bars branchés: oui ce drôle de duo…c’est moi! J’adore les week-ends à la campagne et les semaines en mouvement dans le Vieux Montréal pour les 5 à 7. Vous désirez découvrir ce drôle de mode de vie, suivez-moi dès maintenant sur mon blogue!

Souvenirs d'école

Souvenirs d'école - Simone Dolbec

Je me souviens de l’une de mes institutrices d’école. Elle disait que les mots d’enfant l’émouvaient par leur fraîcheur, leur sincérité et leur spontanéité. Elle se plaisait à raconter qu’elle en avait fait un recueil. En voici quelques extraits.

L’un de ses collègues avait demandé à un élève, d’aller au tableau et de faire une phrase avec le mot sucre. Et il écrivit la phrase suivante : « Je bois du chocolat au lait le matin avant d’aller à l‘école » , le maître demanda où se trouvait le mot sucre. Et avec assurance, son élève lui répondit qu’il était dans le chocolat au lait !

Sur une autre page, on pouvait lire que, lors d’un cours de géographie, elle avait demandé à l’un de ses élèves, d’indiquer sur la carte où se trouvait l’Amérique : Paul avait donné la réponse, parce qu’il était le premier à avoir levé la main. Puis, la question suivante fut pour Jules : « Qui a découvert l’Amérique, Jules ? » Ce à quoi il répondit que c’était Paul, dans la question précédente…

Elle avait rapporté aussi que le lendemain d’un match de foot important, elle interrogea en calcul : « Combien font trois et trois ? » , et dans son dos, elle avait entendu un murmure répliquant que ça faisait match nul !

La réplique qui me plaisait le plus, était celle de la leçon de grammaire : « apprendre le présent de l’indicatif du verbe marcher » . Le lendemain, lors de l’interrogation orale, l’élève qui lui récita avec un peu d’hésitation ce qu’il aurait dû apprendre, annonça ceci : « Je marche, tu marches, il marche, plus vite que lui » dit-il, et l’un de ses camarades de classe, pensant que c’était une question, rétorqua : « Alors je cours, tu cours, il court… » .

Lorsque je l’ai revue l’année dernière, elle me laissa lire ce recueil, et m’expliqua, avec un peu de nostalgie, qu’aujourd’hui, les mots ne sont plus les mêmes. Qu’il s’agit de mots tels que web, Botox ou encore marketing. Mais qu’il y a tout autant d’anecdotes à raconter. Je ressentais la joie qu’elle éprouvait à parler ce qu’elle partage avec tous ses élèves. Et je me souvenais, combien j’avais aimé cette année d’école passée avec elle, il y a plus de vingt ans maintenant.

L’année prochaine, elle sera la maîtresse de mes enfants, et lorsque j’ai su que ce serait-elle qui leur ferait la classe, j’ai su aussi qu’ils iraient à l’école avec joie.